Anne

Chaperon

ARCHITECTE

 

PÉRIURBAIN FRANCILIEN

ATELIERS DE CRÉATION URBAINE. SOUS LA DIRECTION DE DAVID MANGIN ET ETIENNE LENACK

ANNÉE : 2014-2015

LOCALISATION : ÎLE DE FRANCE

PUBLICATIONS : TRAITS URBAINS N°70, URBANISME H.S.49

EXPOSITIONS : RETRO*PRO*SPECTIVE, MAISON DE L'ARCHITECTURE EN IDF ET PALAIS DE TOKYO (COP 21)

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@ANNECHAPERON_ARCHITECTE

2018, TOUS DROITS RÉSERVÉS

DESIGN - STUDIO CAROLINE GOMEZ

L’attractivité de la métropole parisienne s’étend dans le territoire, toujours plus loin du centre historique, bien au-delà des contours du Grand Paris ; parce qu’ils accueillent des actifs de la capitale, les confins de l’Ile de France font déjà partie de la Métropole.

 

Dans un premier temps, une étude fut menée sur des territoires à cheval sur les limites régionales, le long d'axes viaires et ferroviaires structurants.  Une cartographie innovante qualifiait les rapports entre villes, bourgs et hameaux en empruntant au lexique de la relation amoureuse. 

Au lendemain de la parution du nouveau SDRIF, notre réflexion s’est ensuite portée sur le mode d’urbanisation de ces espaces de l’entre-deux. Peu denses et mal équipés, ils restent sous la dépendance quotidienne des pôles secondaires les plus proches. Les limites administratives comme celles des politiques de transport conditionnent leur croissance, les astreignant à rester des territoires émiettés. Par-delà les limites, une autre urbanisation est-elle possible? 

De Nemours à Montargis, des villes moyennes se sont développées autour d’un couloir de carrières. Entre les rails et le Canal du Loing, elles gardent la mémoire du passé industriel du site. Cette épaisseur interrégionale est actuel­lement en transformation. Les anciennes carrières deviennent étangs de pêche ou bases de loisirs ; ce nouveau paysage peut être le vecteur d'une identité partagée. 

 

Trois villes autour de la limite sont ici regardées comme un pôle transfrontalier. Une urbanisation, peu dense, en préserverait ses attraits tout en permettant l'implantation d'équipements intercommunaux en plein paysage ; le karting de Souppes-sur-Loing serait transformé en place publique ouvrant la ville sur la rivière du Loing.  Un centre de santé s'implanterait au bord de l'eau.